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Structure porteuse

Publié le par jml

Construction de la surface porteuse du réseau.

Le dessus de la structure est situé à 900mm du sol, ce qui correspond au niveau 0 du réseau. Ce niveau ne sera utilisé que pour les coulisses les plus profondes ou l'installation d'équipements électriques ou autres. La partie visible du réseau se situera autour du niveau +300 (1200 du sol).


Toute la surface raisonnablement utilisable dans la pièce est recouverte bien que le plan de voie ne soit encore complètement finalisé.


Pour cette structure entièrement en bois, le matériau de base est constitué de planche 27*300*4000mm en sapin brut vendu sous l'appellation "bois de coffrage". Les dimensions et l''état de surface du bois livré sont très approximatifs, il est donc nécessaire de rectifier au moment du débitage des pièces.


L'essentiel du soutien se situe aux extrémités de la structure. Le but étant d'avoir un minimum de chandelle sous le réseau pour faciliter la circulation.


Partie Nord. A droite on peut voir les encoches destinées à recevoir la partie Est. 
La structure est constituée de planches de sapin de 27 x 140mm emboîtées en croisillon formant des carrés de 700 x 700mm.
Le montage est assuré par emboîtement, vissage, équerres. Aucune pièce n'est collée, il vaut mieux anticiper les évolutions et modifications.


 Partie Nord et Est terminées.


Partie sud terminée.
Les extrémités dépassantes serviront à fixer un bandeau souple épousant la forme du décor. Elle seront au besoin rectifiées.

Publié dans Structure

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La pièce du train

Publié le par jml

Introduction:
J'ai la chance (un peu provoquée) que mon lieu de résidence soit constitué de 2 bâtiments distincts, une maison d'un côté et une grange de l'autre.
La maison étant utilisée à des fins d'habitation (c'est très original, je sais), les volumes restant sont à prendre dans le bâtiment à vocation agricole.
Voici donc le volume alloué. Mais voila, une grange ce n'est pas précisément l'endroit idéal pour installer un réseau de train miniature. Il faut donc créer une boite dans la boîte afin de satisfaire cette exigente passion.
Alors avant de jouer au train, il faut jouer les gros bras.

Première étape: Créer un niveau dans la grange (8 m de plafond c'est un peu haut)


Mise en place du nouvel entrait sur lequel sont posées les solives du plancher. La section de toutes les pièces de bois est de 75 x 225 mm. On voit au dessus l'entrait initial qui est trop haut pour servir de support au plancher 


Les solives et étrésillions sont posés, début de mise en place du béton cellulaire.


Pose des panneaux d'aggloméré hydrofuge sur les solives.


Le béton cellulaire est monté jusqu'au faîtage.



L'espace est maintenant complètement clos. La surface au sol est de 5 x 4 m mais qui décroît très vite en fonction de la hauteur à cause de l'angle de soupente de 45°.

Seconde étape: Créer un accès (une trappe et une échelle c'est bien mais bon ...)


Le seul accès au local étant la trappe, création d'un passage avec la pièce voisine qui dispose d'un escalier. La trappe est cependant conservée afin de pouvoir monter des pièces de bois de grande longueur.


Reconstruction des cotés de l'ouverture, pierre par pierre ...


Petit délire en passant, je me lance dans un ouverture en forme d'arche. J'ai peut être été trop influencé par les décors des films d'Harry-Potter. Je n'ai jamais fait ce genre de chose avant et cela m'amuse assez.
Peut être que si la géologie locale avait fourni aux maçons de l'époque du granit plutôt que du calcaire, j'y aurais réfléchi à deux fois ...


Mise en place du cintre qui va servir de support au pierre de l'arche.


Voila, il n'y a plus attendre que ça sèche.


Vue de l'arche après décoffrage, c'est acceptable. Le reste du mur n'est pas encore complètement rejoint.


Une porte dans le même style, quelques planches ...


Ça prend forme


Reste à ajouter ferrures d'époque, teinture sombre, grincements sinistres et fantômes 


Troisième étape: Isoler
(avec l'âge, on aime son confort)


Pose d'un écran de sous-toiture. Normalement ce genre d'écran se pose côté extérieur de la toiture. Le but ici  est simplement de limiter les entrées d'air.


Structure en bois sur laquelle seront fixées les plaques de placoplâtre. L'espacement entre planche est de 60cm. La planéité de l'ensemble est essentielle pour la pose du revêtement final (plaques de plâtre).


Et voila le travail ! Première couche d'isolant (200mm de laine de verre).
Merci à cette charmante jeune fille qui est venue m'aider à enfiler la première couche derrière l'ossature. Ce n'est pas la partie la plus facile.
Remarquez l'élégante tenue, quelle classe quand même ! (lol, comme elle dirait).


La structure est presque auto-portante, elle se referme sur elle-même.
Un des avantages est de pouvoir refaire toute la toiture (chevron et lattage) sans déposer l'isolation ce qui est beaucoup plus difficile quand les suspentes sont fixées sur les chevrons. Cette méthode permet également de poser plus facilement 2 couches croisées de forte épaisseur et sans avoir à embrocher (c'est à dire déchirer en fait) la laine de verre (ceux qui ont déjà fait me comprendront).


Seconde couche de 200mm. Certains spécialistes diront que ce niveau d'isolation est exagéré et qu'au dela d'un certaine épaisseur, cela ne sert plus à rien.
Ils ont peut-être raison, mais je n'ai pas prévu de chauffage dans cette pièce, seulement une légère extraction de l'air de la pièce voisine qui est chauffée.
L'avenir m'a donné raison, merci à lui. Deux hivers sont passés depuis et cette espèce de boite isotherme répond au besoin.


Pose des plaques de placoplâtre.
C'est la première fois que j'utilise cet appareil (lève-plaque). Par rapport à la méthode "à bout de bras", c'est du pur bonheur. Plus jamais sans !


Le conducteur de la Ferrari à l'oeuvre (existe aussi en jaune). Merci à lui aussi pour son coup de main, 4 jours intenses because planning chargé du jeune homme.


C'est une étape assez rapide, finie dans la journée ou presque


Polystyrène 100+10 coté mur en béton cellulaire. La poutraison a disparu, dommage mais c'est peu compatible avec le décor ferroviaire.


Structure placostyle côté porte, ici, isolation inutile.

Quatrième étape: Fignoler (ya que ça que les visiteurs verront de toute façon)


Bandeau d'éclairage installé, câbles passés. Un peu sombre ...



Un bleu ciel a recouvert toute la surface (colorant léger dans la couche de peinture de protection du placo), ça fait déjà moins chantier !
Au plafond, test de réglettes de leds, pas mal mais peu mieux faire. C'est une techno d'avenir c'est sûr.
On va laisser à l'avenir le temps de venir comme disait je ne sais plus qui (Devos peut être). 


Pose de l'isolant sous parquet (40 mm de polystyrène extrudé)


Pose d'un parquet sombre.

Conclusion:
Quelques mois de travaux ont permis d'obtenir une pièce exclusivement réservée au train miniature.
Il faut ce qu'il faut,
on a rien sans rien,
quand on aime on ne compte pas,
etc etc ...


Cinquième étape: Rentrer dans vif du sujet (et changer d'article en ce qui vous concerne)

Publié dans Pièce du train

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Précédents réseaux

Publié le par jml

 

Réseau 1

1971, la toute première photo d'un de mes réseaux, tout mon matériel Jouef est là, étalé sur le parquet fraîchement posé.  


Réseau N°2.
Matériel, Jouef, Lima, Roco principalement. Une grande surface disponible, un luxe !










Réseau N°3
Echelle N, option spaghetti, version périphérique informatique
















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La quadrature du cercle

Publié le par jml


Vous êtes-vous un jour demandé quels étaient les ingrédients nécessaires pour réaliser le grand réseau de votre vie ?

Personnellement, j'en ai identifié quatre principaux: Passion, Argent, Espace, Temps.
Au cours de sa vie, lorsque l'on court après l'un, on fait immanquablement fuir l'autre.


La passion

D'ou vient cette passion pour les chemins de fer ?

Pour certains c'est l'environnement ; on est cheminots de père en fils et j'habite dans la gare du village, pour d'autres c'est le grand triage que je voyais de ma chambre, etc.

Pour moi, rien de tout ça, aucun lien physique avec le chemin de fer. J’y vois plus une tournure d’esprit déterministe auquel le chemin de fer correspond bien. Pour faire simple, l’association rail + véhicule correspond à une vison rassurante du futur. Un futur déterminé dans lequel on sait oû vont les choses, c'est-à-dire que la position du train a un instant T+1 est toujours celle qui a été prévu a l’instant T. Le déplacement d’un convoi ferroviaire est tout à l’opposé de l’aventure. Un esprit aventurier qui avise au fil de l’eau ne peut pas aimer le chemin de fer. Qu’en pensez-vous ?

Seul mon grand-père (né en 1902) avait ce gout ferroviaire mais pas de collection, pas de réseau. Seule une 242TA à l'échelle 0 dans un piteux état trônait dans une pièce poussiéreuse.

Un souvenir fort avec lui reste le ballet des dernières vapeurs dans la tranchée de la gare saint-Lazare vues derrière les grilles du pont de l'Europe. Un léchage de vitrine à "la maison des trains" au passage du Havre laissa des traces dans mes souvenirs d'enfant. Je reçu également un jour de mon grand père (pour récompense d'école) une BB9201 Jouef dans sa boite rouge avec les deux tampons de mousse aux extrémités du carton. C'est comme ci c'était hier.


L'Espace

La maison que mes parents avaient pu faire construire en banlieue parisienne était pourvue d'un grand grenier mais malheureusement non aménagé. Il était à l'état brut c'est à dire un grand espace sur solive (pas de plancher) et sans isolation. Je continuais donc à jouer au train dans ma chambre en démontant le réseau régulièrement. J'avais douze ans.

Avec un lot de parquet de récupération, mes parents décidèrent un jour de couvrir un petite partie du grenier. J'allais enfin pouvoir installer mon réseau. La dernière latte posée et hop l'ensemble de mon matériel HO Jouef était étalé sur le sol franchement posé. C'est aussi la première photo "Instamatique Kodak" de mon réseau N°1.





Des années plus tard, extension du parquet sur la totalité de la surface du grenier. On pouvait maintenant marcher sans risquer de mettre le pied entre deux solives et éventrer ainsi le baculat.

Cette fois ci je construisis le réseau N°2 "en dur" avec du bois de récupération de caisse d'emballage. Une surface en forme en L de 5x5 mètres. J'avais 15 ans et je n'imaginais pas à cette époque la valeur que représentait cette surface. Mon souci était plutôt l'argent, pas d'argent de poche et une famille pas vraiment encline à faire des cadeaux sous un prétexte ou un autre.

Seize ans et des poussières, petits boulots de cueillette de cerises. Retour à la maison des trains, tant d’argent dépensé d’un seul coup en aiguillages électriques et caténaires JV. Mais le temps des cerises revenait régulièrement.

Il m'a fallu beaucoup d'années passées en ville pour comprendre que le terme "agglomération" peut aussi se traduire par "entasser des éléments au maximum tant qu'il reste un l'espace entre ceux-ci". Les éléments en question sont bien sûr les humains et tout ce qui les entoure.
Sans pour autant tomber dans l'agoraphobie, il faut bien admettre que sur une surface donnée, on trouve trop de gens, trop de maisons, trop de voitures, trop de pollution, trop de bruit, trop de tout ... et pas assez de place.

Quarante ans, ça couvait depuis un certain temps, c'est décidé, je m'exile en province loin de ma ville natale. 120 km de Lutèce, ce n'est pas rien, vais-je survivre loin de cet entassement de tout ? mon organisme va-t-il s'adapter sans tout ce CO2 et particules (ir)respirables en tout genre ?

Une petite fermette à rénover, et un espace rien que pour le train. A rénover cela veux dire qu'il faut tout faire et justement je ne sais rien faire. Dix ans pour apprendre à refaire un toit, construire un plancher, monter un mur, installer la plomberie, l’électricité, poser de l'isolation, etc. etc.

 

Le temps

Quand on a dix ans, la notion du temps n'existe pas vraiment. Tout ce qui n'est pas pris par l'école est du temps libre. Je quittai cette école assez jeune (en le regrettant plus tard mais ça c'est une autre histoire) et je m'investissais à fond dans ma vie professionnelle. Dans les années 80, mes parents voulurent récupérer l'espace du grenier, il est vrai que je n'avais plus vraiment le temps de m'en occuper. Tout le réseau fut déconstruit et le matériel vendu. L'activité train était belle et bien mise en veille.

Il faut croire qu'une vrai passion ne s'éteint jamais puisqu’en 85, je visitais le salon du modélisme au CNIT la défense et découvrait le "N". Je vivais à cette époque dans un petit studio parisien et cette échelle me laissait entrevoir un renouveau. Je sortais du salon avec des boîtes promos "Roco". J'étais euphorique, je n'avais jamais acquis tant de matériel en une seule fois. Il faut dire que j'allais sur la trentaine et bien que l'argent ne coulait pas à flot j'avais un peu plus de liberté financière qu'a 15 ans. Je décidais donc d'amputer l'espace vital des 25m² de mon studio d'une surface de 170*120cm. C'était l'époque du réseau N°3.


L'argent

Ah l'argent ! 

A moins d'être né dans la "cuisine de Jupiter", c'est l'ingrédient fuyant, évidemment.

Mais avec l’âge, la stabilité vient, les périodes d’acquisition (parfois effrénée) de tout ces biens matériels plus ou moins indispensables s’estompent, moins d’envies fougueuses aussi. On retourne aux plaisirs initiaux. On entre dans la période du juste équilibre et on peut consacrer un budget à autre chose, à des envies de fond.


Epilogue

Pour conclure, je pense que parmi ces quatre ingrédients, la Passion est le ciment, elle permet de maintenir la motivation en attendant les 3 autres.

Cinquante ans déjà !

Publié dans La passion

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